Information sur le médicament à usage vétérinaire destinée aux professionnels  
1.  
DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT VÉTÉRINAIRE  
Attane Isoflurane ad us. vet., anesthésique par inhalation  
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  
1 g de liquide pour inhalation par vapeur contient :  
Substance active :  
Isoflurane 100 %  
Excipients :  
Aucun  
3.  
FORME PHARMACEUTIQUE  
Liquide pour inhalation par vapeur.  
Liquide limpide, incolore et légèrement volatil.  
4.  
INFORMATION CLINIQUES  
Espèce(s) cible(s)  
4.1  
Chevaux, bovins, porcs, chiens, chats, petits animaux de compagnie, oiseaux, reptiles et  
amphibiens.  
4.2  
Indications d’utilisation, en spécifiant les espèces cibles  
Attane Isoflurane ad us. vet. convient à l’induction et/ou à l’entretien de l’anesthésie générale  
selon l’espèce cible, chez les chevaux, les chiens, les chats, les bovins, les porcs, les petits  
animaux de compagnie, les oiseaux, les reptiles et les amphibiens. La profondeur de  
l’anesthésie peut être modifiée et adaptée rapidement aux besoins du patient. Dans la  
pratique vétérinaire, il faut tenir compte des différences importantes entre les espèces :  
1. Pour les chiens, les chats, les chevaux, les bovins et les porcs adultes, Attane Isoflurane  
ad us. vet. convient à l’entretien de l’anesthésie générale après prémédication et intubation  
endotrachéale. L’induction de l’anesthésie au masque ne peut être utilisée que chez les  
nouveau-nés et les animaux gravement malades.  
2. Pour les oiseaux, les rongeurs, les reptiles et les amphibiens, Attane Isoflurane ad us. vet  
convient à la fois à l’induction et à l’entretien de l’anesthésie générale.  
4.3  
Contre-indications  
Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité connue à l’isoflurane ou aux autres agents  
anesthésiques halogénés.  
Ne pas utiliser chez les animaux ayant une prédisposition connue à l’hyperthermie maligne.  
Ne convient pas aux patients présentant une pression intracrânienne élevée.  
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4.4.  
Mises en garde particulières à chaque espèce cible  
Les porcelets peuvent présenter une bradycardie sévère accompagnée d’une chute de la  
pression artérielle alors que le débit cardiaque reste constant.  
L’anesthésie générale pendant la castration des porcelets mâles doit être associée à une  
administration parentérale préopératoire d’un analgésique approprié pour soulager la douleur  
post-opératoire.  
Lors de la castration des porcelets, il faut veiller avant le début de la castration à ce que le  
médicament vétérinaire soit à température ambiante et à ce que la castration soit effectuée  
dans des pièces suffisamment tempérées (température supérieure à 15 °C).  
Un appareil d’anesthésie doit être utilisé pour permettre une utilisation sûre et efficace de  
l’isoflurane pour la castration des porcelets. Des précautions doivent être prises pour  
s’assurer que le masque anesthésique est bien ajusté afin de garantir une profondeur  
d’anesthésie suffisante pour chaque animal.  
Une hyperthermie maligne peut survenir chez les races de chiens musclés et chez les porcs.  
Il est impératif de surveiller leur température corporelle.  
Pour garantir une anesthésie sûre et fiable, la profondeur suffisante de l’anesthésie doit être  
vérifiée par des tests réflexes appropriés sur chaque animal avant le début d’une procédure  
douloureuse.  
Les options de ventilation doivent toujours être disponibles. L’anesthésie avec un seul agent  
anesthésique est réservée à des indications spécifiques.  
Le métabolisme de l’isoflurane chez les oiseaux et les petits mammifères peut être affecté  
par une diminution de la température corporelle susceptible de survenir suite à un rapport  
surface/poids élevé.  
Le métabolisme des médicaments vétérinaire chez les reptiles est lent et dépend de la  
température ambiante.  
4.5  
Précautions particulières d’emploi  
Précautions particulières d’utilisation chez l’animal  
Utiliser uniquement des évaporateurs calibrés. En cas de gestation, la concentration  
alvéolaire minimale (CAM) est réduite jusqu’à 40 %, de même que les animaux âgés ont une  
CAM plus faible. Afin d’éviter un surdosage, il est donc nécessaire d’ajuster individuellement  
la concentration d’isoflurane.  
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Précautions particulières à prendre par la personne qui administre le médicament vétérinaire  
aux animaux  
Ne pas respirer les vapeurs. Les salles d’opération doivent être équipées de systèmes de  
ventilation et d’extraction adéquats pour éviter l’accumulation de vapeurs d’isoflurane. Les  
zones d’induction de l’anesthésie et de réveil doivent être bien ventilées.  
Pour protéger l’environnement, il convient d’utiliser des filtres à charbon avec un équipement  
de récupération des gaz. La substance ne doit pas être rejetée dans l’air sans filtration  
préalable.  
Des précautions particulières sont indispensables lors du remplissage de l’évaporateur avec  
de l’isoflurane ; il est préférable de le faire à la fin d’une opération dans un environnement  
bien ventilé.  
Tout déversement accidentel doit être absorbé à l’aide de sciure de bois, de sable ou d’un  
autre absorbant inerte, évacué vers un endroit bien ventilé et préparé pour une élimination  
appropriée.  
Le gaz anesthésique ne doit pouvoir circuler qu’après avoir placé correctement le masque  
sur l’animal.  
Laver immédiatement toute éclaboussure sur la peau et dans les yeux. Les vêtements de  
travail contaminés doivent être retirés immédiatement et lavés avant de les porter à  
nouveau. En cas d’exposition accidentelle importante, éloigner la ou les personnes de la  
source d’exposition, consulter d’urgence un médecin et lui montrer ces informations.  
Dans ce cas, éviter les activités qui impliquent une concentration et une attention élevées  
(p. ex. conduire une voiture ou utiliser des machines).  
L’isoflurane est un éther halogéné à l’odeur âcre. Le seuil olfactif à partir duquel l’isoflurane  
peut être perçu dans l’air n’est pas connu. En cas d’odeur d’isoflurane ou d’effets  
indésirables sur la santé (p. ex. étourdissements, vertiges, maux de tête, temps de réaction  
réduits), se retirer de la source d’exposition et aller à l’air frais. En outre, consulter  
immédiatement un médecin et lui montrer la notice ou l’étiquette.  
Recommandation à l’attention des médecins : S’assurer de la perméabilité des voies  
respiratoires et administrer un traitement symptomatique et de soutien.  
À noter que l’adrénaline et les catécholamines peuvent causer des arythmies cardiaques.  
Les personnes ayant une hypersensibilité connue à l’isoflurane ne doivent pas utiliser Attane  
Isoflurane.  
Les femmes enceintes ou qui allaitent ne doivent avoir aucun contact avec le produit, et leur  
présence dans les salles d’opération et de réanimation devra être évitée. Les effets sur la  
fertilité, tels que décrits dans les expérimentations animales, n’ont pas encore été observés  
chez l’homme.  
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Par mesure de précaution, les personnes en âge de procréer ne doivent travailler avec de  
l’isoflurane pendant de longues périodes qu’après avoir soigneusement évalué les risques.  
Utilisation lors de la castration des porcelets  
L’utilisation de l’appareil d’anesthésie et la manipulation associée du médicament vétérinaire  
nécessitent une attestation de compétence et de formation sur l’appareil.  
Afin d’assurer la sécurité sur le lieu de travail, la castration ne doit être effectuée qu’avec un  
appareil d’anesthésie approprié, qui doit être nettoyé régulièrement pour la sécurité de  
l’utilisateur et entretenu régulièrement conformément aux exigences légales et aux  
instructions du fabricant.  
L’exposition de l’utilisateur doit être aussi faible que possible. Les salles de chirurgie et de  
réveil doivent être équipées de systèmes de ventilation adaptés pour empêcher  
l’accumulation de vapeurs d’isoflurane dans l’air respiré. Dans le cas d’une ventilation par le  
sol, une ventilation artificielle doit être utilisée.  
Lorsque le gaz anesthésique est utilisé dans un élevage porcin, un dispositif de remplissage  
d’isoflurane approprié doit être utilisé. Les réservoirs d’isoflurane doivent être remplis de  
préférence à l’extérieur, à minima dans des pièces très bien ventilées à l’extérieur des pièces  
où sont gardés les animaux, et avec le moins de personnel possible dans cette pièce. Il est  
recommandé que le remplissage d’isoflurane soit surveillé par du personnel supplémentaire  
qui n’assure pas la phase de remplissage en cas d’événement d’exposition accidentel.  
Les évaporateurs doivent être éteints lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Il est conseillé d’avoir un  
réservoir d’isoflurane d’une contenance adaptée à la quantité nécessaire pour une journée  
entière, afin que le réservoir n’ait pas besoin d’être rempli pendant l’anesthésie.  
4.6  
Effets indésirables (fréquence et gravité)  
L’isoflurane peut irriter les muqueuses et provoquer une toux (irritante), en particulier en cas  
d’induction directe de l’anesthésie sans prémédication. Les dépressions respiratoires dose-  
dépendantes avec hypercapnie sont fréquentes pendant les anesthésies à l’isoflurane. Les  
principes actifs utilisés en prémédication contribuent souvent à amplifier cet effet. Pour  
restaurer une normocapnie, il est nécessaire de réduire de la concentration d’isoflurane et de  
traiter par ventilation contrôlée. L’hypotension sévère doit être traitée, dans la mesure du  
possible, par une réduction de la concentration d’isoflurane et par l’administration d’agents  
sympathomimétiques.  
Une hyperthermie maligne peut survenir chez les races de chiens musclés et chez les porcs.  
L’hypothermie survient très rapidement chez les petits animaux. La température corporelle  
doit donc être surveillée et maintenue stable au cours du traitement.  
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La fréquence des effets indésirables est définie comme suit :  
Très fréquent (effets indésirables chez plus d’1 animal sur 10 animaux traités),  
Fréquent (entre 1 et 10 animaux sur 100 animaux traités),  
Peu fréquent (entre 1 et 10 animaux sur 1000 animaux traités),  
Rare (entre 1 et 10 animaux sur 10 000 animaux traités),  
Très rare (moins d’un animal sur 10 000 animaux traités, y compris les cas isolés).  
En cas d’effets indésirables, notamment d’effets ne figurant pas sous la rubrique 4.6 de  
l’information professionnelle, doivent être déclarés à l’adresse vetvigilance@swissmedic.ch.  
4.7  
Utilisation en cas de gestation, de lactation ou de ponte  
En cas de gestation, la CAM est réduite jusqu’à 40 %, de même que les animaux âgés ont  
une CAM plus faible. Afin d’éviter un surdosage, il est donc nécessaire d’ajuster  
individuellement la concentration d’isoflurane.  
L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le  
vétérinaire responsable. L’isoflurane a été utilisé en toute sécurité pour l’anesthésie pendant  
la césarienne chez le chien et le chat.  
4.8  
Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions  
L’administration concomitante de sédatifs ou d’analgésiques peut réduire la concentration  
d’isoflurane nécessaire à l’induction et à l’entretien de l’anesthésie.  
Chez les chevaux : il a été rapporté que la détomidine et la xylazine réduisaient la CAM  
(concentration alvéolaire minimale) de l’isoflurane.  
Chez les chiens : il a été décrit que la morphine, l’oxymorphone, l’acépromazine, la  
médétomidine plus le midazolam diminuaient la CAM de l’isoflurane. L’administration  
simultanée de midazolam/kétamine pendant une anesthésie à l’isoflurane peut provoquer  
des effets cardio-vasculaires prononcés, en particulier une hypotension artérielle. L’effet  
dépressif du propanolol sur la contractilité du myocarde est réduit pendant l’anesthésie à  
l’isoflurane, ce qui indique une activité modérée des récepteurs ß.  
Chez les chats : chez les chats anesthésiés à l’isoflurane, il a été décrit que  
l’administration par voie intraveineuse de midazolam-butorphanol modifiait plusieurs  
paramètres cardio-respiratoires. Il en va de même pour le fentanyl et la médétomidine  
administrés par voie épidurale. Il a été démontré que l’isoflurane réduisait la sensibilité du  
cœur à l’adrénaline (épinéphrine).  
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Chez les oiseaux d’ornement : chez les cacatoès, il a été décrit que le butorphanol  
réduisait la MAC de l’isoflurane. Chez les pigeons, il a été décrit que le midazolam réduisait  
la CAM de l’isoflurane.  
Reptiles et petits mammifères : aucune donnée correspondante n’est disponible pour  
les reptiles et les petits mammifères.  
L’isoflurane sensibilise moins le myocarde aux effets arythmogènes des  
catécholamines circulantes que l’halothane.  
Du monoxyde de carbone peut se former lorsque l’isoflurane réagit avec des  
absorbeurs de dioxyde de carbone déshydratés.  
4.9  
Posologie et voie d’administration  
Équipement technique : En principe, les systèmes circulaires (appelés systèmes de  
réinspiration) sont recommandés pour des raisons de sécurité au travail et d’économie. Pour  
les petits animaux et les oiseaux, les systèmes semi-fermés (Bain, T-piece d’Ayre) sont plus  
adaptés. Utiliser, si possible, l’intubation endotrachéale pour l’administration de ce produit à  
l’animal. C’est la seule façon d’utiliser efficacement les options de ventilation existantes  
(ballons respiratoires, ventilateurs). Si une intubation endotrachéale n’est pas possible, un  
masque facial bien ajusté peut être utilisé pour administrer l’isoflurane. Le gaz anesthésique  
ne doit pouvoir circuler qu’après avoir placé correctement le masque sur l’animal.  
Étant donné que de légères fluctuations de la concentration d’isoflurane dans le mélange  
gazeux inhalé peuvent entraîner de fortes fluctuations de la profondeur de l’anesthésie,  
Attane Isoflurane ad us. vet. ne doit être administré qu’avec un évaporateur spécialement  
calibré.  
L’oxygène pur est généralement utilisé comme gaz porteur. La combinaison avec du  
protoxyde d’azote ou un mélange d’air ambiant et d’O2 est possible.  
Les concentrations alvéolaires minimales (CAM) d’isoflurane chez les différentes  
espèces animales :  
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CAM (%)  
Espèce  
Chien  
1,28 - 1,39  
1,61  
Chat  
Cheval  
1,31 - 1,37  
1,27  
Bovin  
Ovin  
1,58  
Caprin  
1,3  
Porc  
1,2 - 2,04  
1,15 - 4,2  
2,05 - 2,07  
1,63  
Cochon d’Inde  
Lapin  
Hamster  
Souris  
1,34  
Reptiles et amphibiens  
-
Les informations posologiques ne sont données qu’à titre indicatif et doivent toujours être  
adaptées aux besoins individuels.  
Chevaux : la prémédication doit être effectuée avec un agoniste 2-adrénergique (xylazine,  
romifidine ou détomidine) éventuellement en combinaison avec un opioïde (L-Polamivet). La  
kétamine ou le thiamylal peuvent être utilisés pour l’induction. L’anesthésie générale peut  
être maintenue en utilisant 1,5 à 2 % d’isoflurane. Le temps de réveil est en moyenne de 20  
à 30 minutes. La phase de réveil après une anesthésie à l’isoflurane chez le cheval dépend  
essentiellement de la prémédication choisie et de la durée de l’intervention chirurgicale. Pour  
éviter les excitations et les mouvements de relèvement dangereux pendant la phase de  
réveil rapide, de petites doses d’agonistes 2-adénergiques peuvent être administrées au  
début de la phase de réveil.  
Chiens : Pour la prémédication, des agonistes 2-adrénergiques (médétomidine, romifidine  
et xylazine), des benzodiazépines (Climazolam) ou des opioïdes (L-Polamivet, butorphanol)  
peuvent être utilisés. L’anesthésie peut être induite par voie intraveineuse avec du thiamylal,  
de la kétamine ou du propofol. L’anesthésie peut être maintenue en utilisant 1,5 à 2,5 %  
d’isoflurane.  
Chats : la prémédication peut être réalisée avec une administration par voie intramusculaire  
ou intraveineuse d’agonistes 2-adrénergiques (médétomidine, romifidine ou xylazine),  
combinée à de la kétamine ou du thiamylal ou du climazolam et de la kétamine. L’anesthésie  
peut être maintenue en utilisant 1,5 à 2 % d’isoflurane.  
Bovins : la prémédication doit être effectuée avec un agoniste 2-adrénergique (xylazine ou  
détomidine). Des injections intraveineuses de kétamine ou de thiamylal peuvent être  
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utilisées, suivies d’une intubation endotrachéale. L’anesthésie peut être maintenue en  
utilisant 1,5 à 2 % d’isoflurane. Chez les bovins qui respirent spontanément, une fréquence  
respiratoire élevée et un faible volume respiratoire sont souvent observés lors d’une  
anesthésie par inhalation d’isoflurane. Dans ces circonstances, il est possible de devoir  
augmenter la concentration en isoflurane sur l’évaporateur.  
Ovins et caprins : après une prémédication (xylazine et kétamine ou thiamylal), les animaux  
sont traités par intubation endotrachéale. La dose d’isoflurane varie en fonction de la  
prémédication utilisée et l’anesthésie peut être maintenue en utilisant est de 1 à 1,5 %  
d’isoflurane chez l’animal adulte.  
Porcs : la prémédication peut être réalisée avec de l’azapérone ou de la xylazine combinée  
à de la kétamine ou du thiamylal. Après l’intubation endotrachéale, l’anesthésie peut être  
maintenue en utilisant 1,5 à 2 % d’isoflurane.  
Lapins : chez le lapin, une prémédication est recommandée pour minimiser le risque de  
blessure lié aux spasmes. L’exposition directe à l’isoflurane est associée à un arrêt  
respiratoire pouvant durer jusqu’à deux minutes. Pour la prémédication, la combinaison  
xylazine et kétamine peut être administrée par voie intramusculaire. Avant l’induction, le lapin  
doit recevoir de l’oxygène pur pendant 2 min. Ensuite, la concentration d’isoflurane peut être  
augmentée progressivement. L’anesthésie peut être maintenue en utilisant 1,5 à 1,75 %  
d’isoflurane.  
Cochons d’Inde : pour réduire la production de salive, les cochons d’Inde doivent recevoir  
de l’atropine (0,04 - 0,05 mg/kg) avant l’induction de l’anesthésie. La prémédication peut être  
réalisée avec de la xylazine et de la kétamine. L’anesthésie peut être maintenue en utilisant  
1,5 à 2,5 % d’isoflurane.  
Rats : l’anesthésie est induite en utilisant une chambre d’induction. Une anesthésie  
superficielle est obtenue avec 0,6 % d’isoflurane et une anesthésie chirurgicale avec 1,5 %  
d’isoflurane.  
Souris : sous anesthésie à l’isoflurane, l’opisthotonos survient chez la souris lors de  
l’induction de l’anesthésie et pendant la phase de réveil. Adapter l’induction et l’entretien de  
l’anesthésie en fonction des besoins cliniques.  
Chinchilla : une concentration d’isoflurane de 3,5 % suffit pour induire l’anesthésie chez le  
chinchilla. L’anesthésie est maintenue en utilisant 2,5 % d’isoflurane.  
Hamster : l’induction peut être réalisée au masque ou par prémédication par voie  
intramusculaire avec de la xylazine et de la kétamine. L’anesthésie et la tolérance  
chirurgicale sont maintenues en utilisant 1,5 à 2 % d’isoflurane.  
Gerbille : l’induction est réalisée avec une concentration d’isoflurane de 4 %. Ensuite,  
l’anesthésie peut être maintenue en abaissant à 2 % d’isoflurane  
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Oiseaux : l’isoflurane est considéré comme l’anesthésique de choix. L’anesthésie des  
oiseaux est initiée en chambre d’induction ou au masque avec une concentration d’isoflurane  
de 4 à 5 %. L’anesthésie peut être maintenue en utilisant 2,0 à 2,5 % d’isoflurane. Pour ce  
faire, un mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote (50/50) est généralement utilisé comme  
gaz porteur. En cas de prémédication, la CAM est réduite.  
Reptiles : Chez les reptiles, l’anesthésie peut être induite en utilisant 4 à 5 % d’isoflurane.  
Les animaux doivent ensuite être intubés et ventilés. L’anesthésie est maintenue en utilisant  
1 à 3 % d’isoflurane.  
Amphibiens : l’induction se fait en chambre d’induction en utilisant 3 à 5 % d’isoflurane.  
L’anesthésie est maintenue en utilisant 1 à 2 %.  
4.10  
Surdosage (symptômes, conduite d’urgence, antidotes), si nécessaire  
Un surdosage d’isoflurane entraîne une hypotension et une dépression respiratoire profonde.  
En cas de surdosage réel ou supposé, l’administration d’isoflurane doit être immédiatement  
arrêtée et une ventilation assistée ou contrôlée avec de l’oxygène pur doit être commencée.  
L’administration de perfusions peut être bénéfique.  
4.11  
Temps d’attente  
Viandes et abats  
Lait  
2 jours  
2 jours  
5
PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES  
Groupe pharmacothérapeutique : anesthésiques, hydrocarbures halogénés  
Code ATCvet : QN01AB06  
5.1  
Propriétés pharmacodynamiques  
Attane Isoflurane ad us. vet. est un liquide incolore, ininflammable et volatil sans stabilisants  
chimiques. Attane Isoflurane ad us. vet. est stable dans la chaux sodique et sous la lumière  
UV. Il ne réagit pas avec l’aluminium, l’étain, le laiton, le fer et le cuivre. L’odeur est  
légèrement piquante et éthérée.  
L’isoflurane est un anesthésique halogéné pour inhalation. Il induit une dépression  
généralisée réversible du système nerveux central. Le degré de dépression dépend de la  
dose et détermine la profondeur de l’anesthésie. Les réflexes laryngés et pharyngés sont  
rapidement réduits. La relaxation musculaire induite par l’isoflurane est généralement  
suffisante pour réaliser une intervention chirurgicale. L’atteinte de l’appareil respiratoire par  
l’isoflurane est spécifique à l’espèce. À mesure que la concentration en isoflurane augmente,  
la ventilation spontanée diminue en raison de la diminution du volume respiratoire et d’une  
fréquence respiratoire plus faible. L’hyperventilation physiologique en réponse à un taux de  
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CO2trop élevé est réduite par l’isoflurane. Un arrêt respiratoire se produit généralement à des  
concentrations autour de 2 CAM, mais il existe des différences de sensibilité spécifiques à  
chaque espèce. Une dépression dose-dépendante des fonctions cardio-vasculaires se  
produit chez toutes les espèces pendant l’anesthésie à l’isoflurane. Une baisse de la  
pression artérielle est observable cliniquement et est principalement due à une diminution  
progressive de la résistance vasculaire périphérique. L’augmentation de la fréquence  
cardiaque compense la diminution du volume systolique et assure ainsi un débit cardiaque  
stable. L’isoflurane ne sensibilise pas le cœur aux effets arythmiques des catécholamines.  
Lors d’une anesthésie profonde, le flux sanguin cérébral augmente et la pression  
intracrânienne et du liquide céphalo-rachidien augmente. Cet effet peut être inversé par une  
hyperventilation artificielle, qui entraîne une hypocapnie et une vasoconstriction cérébrale.  
Les convulsions surviennent très rarement lors d’une anesthésie à l’isoflurane. Le débit  
sanguin rénal et le débit de filtration glomérulaire sont réduits de manière dose-dépendante  
chez toutes les espèces animales.  
5.2  
Caractéristiques pharmacocinétiques  
En raison de sa faible solubilité dans le sang (coefficient de partage sang/gaz : 1,43),  
l’isoflurane a des temps de montée et de descente courts. Les facteurs qui influencent  
également la vitesse de montée et de descente sont la ventilation alvéolaire, le débit  
cardiaque et la concentration inspiratoire.  
La métabolisation de l’isoflurane est faible et n’est que de 0,2 %. Le principal métabolite est  
l’acide trifluoroacétique. Même avec une utilisation prolongée et répétée de l’isoflurane,  
aucun effet nocif sur le foie n’a été constaté.  
5.3  
Propriétés environnementales  
L’isoflurane peut contribuer à la destruction de la couche d’ozone et favoriser l’effet de serre.  
Pour protéger l’environnement, il convient donc d’utiliser des appareils d’anesthésie avec un  
système de récupération des filtres à charbon actif.  
6.  
INFORMATIONS PHARMACEUTIQUES  
Liste des excipients  
6.1  
Aucun  
6.2  
Incompatibilités majeures  
Du monoxyde de carbone se forme lorsque l’isoflurane réagit avec des adsorbeurs secs de  
dioxyde de carbone. Afin de minimiser le risque de formation de monoxyde de carbone dans  
les appareils respiratoires ainsi que la possibilité de taux élevés de carboxyhémoglobine, les  
adsorbeurs de dioxyde de carbone ne doivent pas se dessécher.  
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6.3  
Durée de conservation  
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 60 mois  
6.4 Précautions particulières de conservation  
À conserver entre 15 °C et 30 °C.  
Le produit ne doit pas être utilisé au-delà de la date imprimée sur l’emballage.  
Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.  
6.5  
Nature et composition du conditionnement primaire  
Flacon en verre brun de 250 ml avec bouchon Polycone conditionné sous cartonnage.  
6.6  
Précautions particulières à prendre lors de l’élimination de médicaments  
vétérinaires non utilisés ou de déchets dérivés de l’utilisation de ces  
médicaments  
Les produits non utilisés, les déchets ou les matériaux contaminés doivent être éliminés  
comme des déchets dangereux. Les contenants doivent être éliminés conformément aux  
réglementations locales.  
7.  
TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ  
Provet AG  
Gewerbestrasse 1  
3421 Lyssach  
Tél. : 034 448 11 11  
Fax : 034 448 20 93  
8.  
NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ  
Swissmedic 56761 002 250 ml  
Catégorie de remise B : Remise sur ordonnance vétérinaire  
9.  
DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/RENOUVELLEMENT DE  
L’AUTORISATION  
Date de première autorisation : 08/04/2004  
Date du dernier renouvellement : 22/11/2023  
10.  
DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE  
06/02/2024  
INTERDICTION DE VENTE, DE DÉLIVRANCE ET/OU D’UTILISATION  
Sans objet.